📍 📍 📍 Est-ce que tu es un coach qui ressent la douleur d'être sous-estimé? Ou peut-être est-ce que tu as l'impression parfois que ton message n'est pas suffisamment écouté? 📍 Bien, si oui, si tu te reconnais là-dedans, bien aujourd'hui, j'ai envie de... De faire découvrir ce moment précis où ma voix m'a littéralement détruit, m'a fait pleurer, m'a rendu très très triste et le moment où à la fois j'ai réussi à transformer cette douleur-là en force.
Alors, accroche-toi.
Le Début de l'Histoire
Aujourd'hui, épisode complètement différent de ce qu'on fait d'habitude, où je te raconte une histoire de ma jeunesse qui a été, ma foi, particulièrement difficile.
Alors, je suis assis dans les escaliers de la maison familiale. Je vois mon entraîneur qui est là. Assis dans le salon avec mon père en train de discuter d'éléments précis de la saison de hockey qui est en train de se jouer présentement. Bon, il faut dire que moi, je suis le capitaine de l'équipe de cet entraîneur-là qu'on nommera Daniel pour les circonstances.
Nom fictif, bien sûr, mais qu'on nommera Daniel pour les circonstances. Et je suis assis dans l'escalier Les yeux remplis de larmes en tant qu'adolescent de 15 ans, le trémolo dans le fond de la gorge, tout comme si j'étais en train de craquer littéralement sous la pression de ce qui était en train de se passer et bien évidemment à un endroit, à un moment auquel je n'étais pas préparé.
Dans toute ma carrière d'hockeyeur, bien évidemment, J'ai été rétrogradé, j'ai été rétrogradé qu'une seule fois. Alors, cette fois-là, j'ai été rétrogradé d'un milieu, d'un calibre supérieur à un calibre inférieur. Et j'ai vécu ça quand même assez difficilement. Par contre, au moment où je suis arrivé dans l'équipe inférieure...
J'ai littéralement pris les bouchées doubles et je me suis attelé très, très, très rapidement à avoir le maximum de résultats possibles. Tellement que dans les deux matchs d'exhibition que j'ai joués cette année-là, avant même que la saison débute, j'ai accumulé pas moins de 9 points en deux matchs, ce qui est quand même assez exceptionnel.
Pour les gens qui suivent le monde du hockey sur glace, 9 points en deux matchs, on peut dire que c'est vraiment une performance qui est exceptionnelle. Il est arrivé, la situation suivante, c'est que l'entraîneur de l'époque, de l'équipe inférieure, m'avait nommé capitaine de son équipe à ce moment-là, lors de ce week-end-là.
Donc, j'étais vraiment, littéralement, gonflé à bloc pour le début de cette nouvelle saison qui s'amorçait le week-end suivant.
Le Match Crucial
Alors, arrivé durant ce week-end-là, premier match, on perd le match, mais par un court pointage d'un but. Donc, c'était quand même assez encourageant pour la suite. Et le lendemain, on jouait contre nos éternels rivaux de Drummondville, les prétentieux de Drummondville, ces fameux voltigeurs de Drummondville qu'on détestait au plus haut point.
Et pendant ce match-là arrivé à la fin de la troisième période, on perdait le match 2 à 1 c'est un match qui était quand même âprement disputé c'était vraiment un match qu'on aime jouer, en tant qu'athlète le type de match qu'on aime jouer parce que c'est très très très serré déjà et Nos adversaires bourdonnaient pour essayer d'ajouter un troisième but à leur fiche, donc prendre les devants par deux buts alors qu'il ne restait que quelques minutes au match.
Et à un moment donné, le défenseur adverse a récupéré la rondelle et a pris un lancé. Et moi, je me suis littéralement lancé devant ce lancé-là pour être capable de bloquer le tir en question. C'est un... C'est une stratégie, c'est quelque chose que j'ai fait des centaines de fois, bloquer des matchs, bloquer des tirs plutôt dans des matchs.
Donc, c'est arrivé très, très, très souvent que j'ai réussi à faire ça. Mais précisément... À ce moment-là, j'ai fait mal la technique pour bloquer un lancer et je me suis retrouvé à recevoir la rondelle en question sur le dessus de mon patin. Donc, directement à l'endroit où il y a les lacets du patin. Et c'est à cet endroit-là que j'ai reçu le fameux tir.
La Blessure et ses Conséquences
Ce qui est arrivé, c'est qu'en quelques millisecondes, je me suis retrouvé avec une douleur hyper intense qui remontait jusque dans ma jambe. Très précisément... Un pied qui était en grande douleur et en difficulté. J'avais de la difficulté à patiner à ce moment-là. De peine et de misère, je me suis rendu au banc des joueurs pour être remplacé.
À ce moment-là, Daniel, mon entraîneur de l'époque, me dit « Est-ce que ça va Marco? J'ai besoin de toi pour être là pour la fin du match parce qu'on est en arrière par un but et il ne reste que trois minutes au match. On veut vraiment aller chercher ce but-là pour nous permettre d'égaler la marque. » Ça a été vraiment difficile parce que j'avais beau essayer de chasser la douleur derrière le banc, je marchais, j'essayais de trouver une position confortable, il n'y avait rien qui pouvait y faire.
C'était vraiment, vraiment difficile. Donc bref, il m'envoie sur la glace pour remplacer le prochain joueur qui allait se présenter au banc. Et je m'en vais pour essayer, mais dès que je débute le patinage directement en sortant du banc, je me rends compte qu'il y a une espèce de déclic qui se fait à l'intérieur de mon patin et là, je comprends qu'il y a quelque chose qui ne va pas du tout.
Donc, je rebrouche ce main, je reviens au banc et là, je lui dis, écoute, je ne suis pas capable de mettre aucune poussée sur mon patin, je ne suis pas capable de mettre aucune force dans mon patin, donc forcément, je ne pourrais pas être là pour la fin. Et là mon entraîneur me dit écoute j'ai une idée, il suffit juste que tu te rendes directement au but adverse, tu resteras devant le gardien puis on va essayer de mettre des rondelles au filet, t'auras juste à récupérer les retours de lancers, masquer la vue du gardien donc ça devrait le faire.
Alors moi, à l'époque, mon entraîneur m'avait trouvé un sobriquet. Il m'avait trouvé le sobriquet de Capitaine Courage. Alors je lui ai dit, OK, j'y vais. Alors je me rends directement de peine et de misère devant le gardien adverse. Et puis on essaie de niveler la marque, mais finalement, on ne réussit pas à le faire.
On perd le match 2 à 1. Et là, à la sortie de la glace, j'arrive dans le vestiaire, je délace mon patin incroyablement. Complètement et il y a des coéquipiers qui viennent m'aider pour retirer le patin et de façon quasi instantanée je me retrouve avec littéralement l'équivalent d'un cantaloup à place du pied ça enfle de façon exponentielle juste comme j'enlève mon patin Et là, à ce moment-là, je comprends qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas, alors je vais rapidement dans la douche, je me change et direction directement les urgences parce que clairement, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas.
Arrivé sur place, on examine, le fameux verdict tombe et il y a une cassure, il y a une fracture du tarse du pied gauche. » À ce moment-là, je suis littéralement détruit. Moi, je sais qu'une fracture du pied, ça peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour se rétablir. Et là, je me retrouve dans cette situation-là, alors que le week-end précédent, j'accumulais neuf points en deux matchs.
Et la veille, j'avais réussi à aller chercher deux points encore une fois. Donc, j'étais vraiment sur une belle lancée. Alors là, je me retrouve dans une situation où... Je dois avoir le pied immobilisé dans un plâtre et faire en sorte que je dois inévitablement me retirer du jeu. Alors, mes coéquipiers, pendant ces semaines-là, se retrouvent dans une situation où ils accumulent des fêtes par-dessus des fêtes.
Le Retour Difficile
Moi, je ne rate absolument aucun entraînement, aucun match. Je suis là quand même pour encourager mes coéquipiers, en bon capitaine que j'étais. Et je continue d'encourager les gens. Et finalement, mon médecin me dit... On va retirer ton platte après deux semaines, puis on va voir un peu où ça en est rendu.
Et là, au moment où il retire mon platte deux semaines plus tard, il me dit « Marco, au lieu d'avoir à faire un autre deux à trois semaines de platte, finalement, on va remettre un nouveau platte parce que l'enflure s'est résorbée. Et tu viens de me revoir dans une semaine. En principe, on devrait être OK pour être capable de retirer le platte définitivement par la suite et que tu puisses amorcer la fameuse réhabilitation.
Donc, là, je suis quand même fier parce que je me dis « wow, là, j'ai coupé déjà une semaine ou deux de réhabilitation, alors c'est déjà un bon signe.
À la maison et mon père me dit « Bon, écoute, on va retourner à l'aréna. » Et moi, subtilement, je me fais un petit sac avec mes deux patins et mes deux gants. Et là, mon père me voit faire. Il me dit « Marco, qu'est-ce que tu fais là? Ton patin, tes patins, je veux dire, t'as enlevé ton plaid cet après-midi. Ça ne pourra pas le faire.
C'est sûr qu'on ne pourra pas patiner aujourd'hui. Je dis « Ah, mais non, c'est juste pour encourager mes coéquipiers. » Alors, j'arrive sur place à l'aréna Et finalement ben je mets mes patins bon j'ai l'air d'un j'ai l'air d'un bambi sur la glace tellement j'ai aucune j'ai pas la possibilité de mettre aucune poussée sur mes patins et c'est vraiment j'ai l'air de quelqu'un que jamais patiné de sa vie littéralement sur la glace mais le fait est que j'ai réussi à mettre mes patins et je suis sur la glace alors mes coéquipiers Qui ont accumulé huit défaites consécutives depuis le début de la saison, se voient un peu, je dirais, encouragés par tout ça.
Alors là, ce qui arrive, c'est que les joueurs sont tellement encouragés par tout ça, c'est que le samedi suivant, ils jouent un autre match et on va chercher notre première victoire de la saison. Moi, je ne suis pas dans l'alignement encore, mais les gars savent que leur capitaine est sur le point de revenir au jeu parce que pendant l'entraînement cette semaine, ils m'ont vu être capables de mettre les patins.
Alors, ils sont encouragés par ça, évidemment. Deux semaines plus tard, je réussis à jouer mon premier match. On a accumulé d'autres défaites depuis ce temps-là. On a toujours juste une victoire, celle qu'on a eue après l'entraînement dans lequel j'ai commencé à patiner.
La Confrontation avec l'Entraîneur
Et à ce moment-là, bien… Et clairement, lorsque je reviens au jeu officiellement, je ne suis pas l'ombre de moi-même, j'ai de la difficulté encore une fois à mettre du poids sur mon pied, je ne suis pas à 100% encore et mon entraîneur voit ça évidemment et il me dit « Marco, ça fait déjà plusieurs semaines que tu es dans les estrades, tu as vu un peu comment ça se passe avec l'équipe, j'aimerais que tu puisses venir me rencontrer après l'entraînement pour qu'on puisse en discuter ensemble.
Alors, à ce moment-là, moi, je me dirige vers son bureau après un entraînement et là, je me dis, je ne sais même pas ce que je vais lui dire parce que vraiment, moi, l'analyse que j'en fais, c'est que ça va être une saison qui va être extrêmement difficile. Et là, bien, il me pose la question, qu'est-ce que tu penses de notre début de saison?
Et là, bien, de façon très, très honnête, moi, je lui dis exactement ce que je pense de la situation, c'est-à-dire qu'on va avoir une saison difficile, ça va être difficile de coller des victoires, ça va même être difficile de ne pas avoir aligné plusieurs défaites consécutives exactement comme on fait là depuis le début de la saison, et il y a aussi le fait que je pense que certains de mes coéquipiers, bien, Ne donnent pas tout ce qu'ils ont.
Ils ne sont pas au sommet de leur forme et ils ne font pas ce qu'il faut pour être capables de se dépasser. Donc, je mentionne tout ça. Je vinde mon sac littéralement à mon entraîneur à ce moment-là. Et je termine par le fait de lui dire que, On allait avoir une saison très, très, très difficile et qu'on allait avoir beaucoup plus de défaites que de victoires pendant la saison.
Donc ça, c'était mon analyse d'adolescent de 15 ans qui a vécu pendant 5 ou 6 semaines dans les estrades à voir ses coéquipiers se faire démolir match après match. Alors là, il me dit, très, très offusqué de tout ça, je ne peux pas comprendre, je ne peux pas assimiler que mon capitaine puisse être capable de penser de cette façon-là.
Je ne peux pas croire que mon capitaine pense aussi négativement de son équipe et de ses coéquipiers. Et je ne peux pas tolérer ça. Et il quitte le bureau en claquant la porte. Alors moi, je suis là, assis, seul dans le bureau, à ne pas trop comprendre ce qui vient de se passer. Et là, finalement, je sors du bureau, qui donne directement dans le vestiaire.
Et là, les joueurs me regardent en me disant, mais qu'est-ce qui vient de se passer là? Parce qu'eux, la seule chose qu'ils ont entendu, c'est le coach sortir en claquant la porte, il est sorti du vestiaire. Donc là, moi, je suis juste estomaqué de ce qui vient de se passer, je ne comprends pas trop, je prends ma douche en essayant de comprendre, finalement, je sors de la chambre.
Et là, mon père revient, mon père qui a fait à peu près 100% de mes entraînements, qui a assisté à 100% de mes entraînements, est là dans les Australes, arrivé dans l'auto pour le retour à la maison, il me dit « Qu'est-ce qui s'est passé avec Daniel? » Je dis « Bien, je ne comprends pas trop ce qui s'est passé.
Honnêtement, je suis allé dans le bureau, il m'a demandé ce que je pensais de la situation, j'ai expliqué. » Puis il est parti en coup de vent, en claquant la porte. Alors, mon père n'en dit pas plus long. Ça reste comme ça. Je vais me coucher ce soir-là. Le lendemain, je vais à l'école. Je reviens de l'école. Le souper comme d'habitude, les devoirs.
La petite routine habituelle. À un moment donné, ça cogne à la porte. Et là, je vais répondre et je vois mon entraîneur qui est là. Daniel est là dans le cadre de porte. Et, bon, il me salue, il entre, il salue mon père. Mon père l'invite à s'asseoir dans le salon. Et là, on commence à discuter. Et on reprend exactement la même discussion que la veille.
Il me repose exactement les mêmes questions. Peut-être pour tester à savoir, est-ce que je vais tenir encore au même message? Est-ce que je vais avoir encore le même avis que j'avais la veille et qu'il l'avait... Sorti de ses gonds au point de claquer la porte. Alors, je lui répète exactement, mot pour mot ou à peu près, ce que je lui avais dit la veille, parce que j'avais encore le même avis.
Donc, il continue encore. À faire le même message que la veille. C'est-à-dire que ça n'a pas de bon sens qu'un capitaine pense aussi négativement que ça de son équipe et que, clairement, il n'y avait pas... C'était impossible que son équipe allait pouvoir être plus performante si le capitaine pensait aussi négativement que ça de ses coéquipiers et tout ça.
Donc là, moi, je... J'étais juste en train de me poser des questions dans ma tête d'adolescent de 15 ans. Qu'est-ce que je peux bien avoir fait de mal pour que du jour au lendemain, alors que je me suis battu pour couper ma réhabilitation de plusieurs semaines, être capable de revenir au jeu le plus rapidement possible, ne pas avoir sauté aucun entraînement, même si je n'embarquais pas sur la glace, même si la seule chose que je pouvais faire, c'est d'assister et d'encourager mes coéquipiers.
Même chose pour les matchs. Pendant plusieurs semaines, ça a été ça. Et pendant que je faisais ça, là, j'avais un entraîneur, un adulte, qui venait littéralement me détruire, littéralement minimiser l'impact de mon avis, de mon message, de ce que je voulais porter comme voix à mes coéquipiers.
Et là, il continue de me dire que c'est inacceptable que mon capitaine pense comme ça. Il me dit, si tu continues de penser aussi négativement, ça ne va pas juste t'affecter dans le sport, mais ça va t'affecter dans la vie en général. En continuant comme ça, tu ne vas pas aller nulle part dans la vie. Et là, à ce moment-là, à ce moment très, très, très précis, j'ai eu comme...
Une espèce de bouffée d'air chaud qui est montée dans ma poitrine. À ce moment précis, j'avais comme l'impression qu'on essayait de me faire croire, de me faire dire des choses que je ne voulais pas dire. Qu'on essayait de me faire changer d'avis sur quelque chose que je croyais intimement depuis le début de cette saison-là.
Et là... Daniel, il est en train de me dire que non seulement je ne devais pas penser comme je pensais, mais que si je continuais à faire ça, je m'en allais dans le mur, dans la vie en général, pas juste comme sportif, pas juste comme adolescent qui pratiquait le hockey sur glace, mais littéralement que j'allais être carrément un moins que rien dans la vie.
Alors, mon père, pendant ce temps-là, il était assis dans le salon. Oui, oui. Il assistait à cette situation-là. À cette discussion-là. Et mon père, dans la vie, c'est un entrepreneur. C'est quelqu'un, c'est un, comme on pourrait dire en jargon, c'est un go-getter. C'est quelqu'un qui cherche à toujours se dépasser dans la vie.
Pour faire une histoire courte, c'est quelqu'un qui a eu, qui avait un très, très bon travail dans une grande entreprise, mais quand il s'est aperçu qu'il n'y avait pas de possibilité de pouvoir... Monter en grade dans cette entreprise-là, il a décidé de démissionner de cette entreprise-là à l'âge de 18 ans pour aller dans une autre entreprise qui était beaucoup plus petite et qui lui donnait une diminution substantielle de salaire à ce moment-là, simplement parce que dans cette entreprise-là, il voyait une possibilité pour lui de monter en grade, donc de pouvoir...
De pouvoir s'épanouir comme personne, autant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Et finalement, il s'est retrouvé qu'il est devenu camionneur, après ça, mécanicien, après ça, gérant, après ça, il a acheté l'entreprise. Et c'est une entreprise qu'on opère toujours, mon frère, mon père et moi, aujourd'hui à ce jour.
Donc, c'est ce type de personnage-là, mon père. Donc, lui, il est assis dans le salon et il entend l'entraîneur dire des choses comme ça. Et moi, bien... Je suis animé par un mélange de colère et d'injustice qui est là. Donc, littéralement, ce que je fais, c'est que je me lève. Et je viens pour monter à l'étage, pour retourner dans ma chambre, juste pour aller faire retomber la pression.
Et à ce moment-là, mon père me dit, « Marco, tu restes avec nous, on va terminer cette conversation-là. » Et mon père, c'est quelqu'un qui était très, très, très autoritaire. Alors, je me suis arrêté net au milieu de l'escalier. Qui était un escalier avec un tapis d'une couleur vieux, rose un peu, qui était là, avec une rampe avec des barreaux de bois vernis qui étaient là.
Et j'ai juste saisi le barreau de bois de la rampe pour le serrer le plus fort possible dans ma main. J'avais un trémolo dans le fond de la gorge qui était noué. Il n'y avait absolument rien qui pouvait sortir de ma bouche à ce moment-là. Et... Les yeux dans l'eau, je regardais mon père, je regardais mon entraîneur, et là, mon entraîneur m'a dit, « Je pense que t'as compris ce que je veux.
Je pense que t'as compris qu'on pouvait vraiment, que je veux vraiment que tu sois plus positif. » Et à ce moment-là, moi, la seule chose que je voyais, c'était quelque chose de grave, de décourageant, de démoralisant. C'était ça que je voyais. Mais à la fois, je voyais... Il y avait un peu quelque chose de motivant à travers ça.
Et les deux, à ce moment-là, quand l'entraîneur a quitté, mon père m'a dit, Marco, si Daniel fait cette démarche-là avec toi, pour en avoir parlé avec lui la veille, parce que Daniel, ce qu'il avait fait à ce moment-là, en claquant la porte la veille, il s'était précipité dans les estrades pour aller rencontrer mon père.
Et pour discuter de cette fameuse discussion du lendemain qu'on allait avoir ensemble. Donc mon père m'a dit j'ai eu une discussion avec Daniel et Daniel m'a dit on va avoir cette discussion-là avec Marco parce que C'est le type d'athlète qui va être capable de surmonter ce défi-là. C'est ce type d'athlète-là qui va croire suffisamment dans son message pour le transformer positivement et faire en sorte de véhiculer ça pour la suite des choses.
Mais moi, à ce moment-là, comme adolescent, je ne comprends rien de ce qui est en train de se passer. J'ai juste envie de crier, j'ai juste envie de tout arracher, d'arracher le barreau de la rampe que j'ai dans les mains. J'ai juste les dents serrées, les poings serrés, c'est juste ça que j'ai envie. Parce que j'avais donné mon propre opinion sur un sujet.
Et je n'avais pas pu continuer d'affirmer ce que vraiment j'avais au fond de moi. Ce message-là que je portais dans moi, que mes coéquipiers n'étaient pas à la hauteur, que je trouvais qu'il y en avait qui n'étaient pas à la hauteur et qui n'étaient pas assez engagés avec l'équipe à ce moment-là. Et qu'on allait, oui, avoir une saison difficile, mais qu'il fallait travailler plus fort pour être capable d'avoir de meilleurs résultats.
Et ça, oui, c'était négatif au moment où on se parlait. C'était négatif. Mais le message de vouloir se dépasser, ça, c'était la façon positive de l'amener.
Leçons de Vie et Réflexions
Et finalement, ce qui est arrivé, c'est qu'avec le recul, après quelques jours, après quelques semaines, après, j'ai compris plusieurs choses. Notamment, un, le fait de penser positif dans la vie, ça allait...
M'amener à pouvoir voir le verre à moitié plein plutôt que de voir le verre à moitié vide. Parce que oui, malgré que cette soirée-là soit restée enfouie longtemps dans ma mémoire et que ça a été quand même assez long avant que je la mette en place, que j'accepte de la communiquer, cette soirée-là, ça a été quand même assez long avant que j'accepte d'en parler.
Mais j'en ai compris cet apprentissage-là. Et aujourd'hui, le positif est très souvent, sinon la majorité du temps, présent dans ma vie. Et c'est vrai que c'est beaucoup plus facile de reconnaître, de voir les situations de façon positive que de voir que le négatif dans les situations. Ça nous permet d'avancer plus rapidement.
Et le deuxième message que j'ai vraiment saisi après coup, c'est que mon opinion, mon message, ma voix, ma façon de dire les choses, c'était aussi important, sinon plus, que ce que n'importe qui d'autre peut penser de cette situation-là ou de ce message-là. Mais ce que j'ai compris par-dessus tout, c'est que je n'allais plus jamais laisser personne Douter de ça.
Je n'allais plus jamais laisser personne faire en sorte que le message que je veux mettre de l'avant soit considéré ou soit rabaissé simplement parce que quelqu'un n'est pas d'accord avec moi. Donc, j'allais tenir mon bout. Bon, ceci dit, tenir son bout, ça ne veut pas dire tenir à tout prix à un message et ne pas écouter personne qui se passe autour.
Ça veut juste dire tenir son message en main, faire tout ce qu'il faut pour le faire connaître avec le plus de positivisme possible à travers le monde et par le plus grand nombre de personnes possible. Et ça, bien, cette façon de faire les choses-là, bien, ça m'a amené… Beaucoup plus de positif que de négatif, mais ça m'a amené aussi des discussions corsées que j'ai eues avec mon père au fil du temps.
Parce que, bon, je l'ai dit, j'ai décrit mon père tantôt. C'est quelqu'un de très autoritaire. C'est quelqu'un qui a cette façon de penser-là aussi. Que quand lui a un message à porter, quand il a une opinion sur quelque chose, et que quelqu'un d'autre a une opinion opposée, Faut se lever tôt pour être capable de le convaincre du contraire.
Donc, ça m'a amené, inévitablement, beaucoup de discussions corsées, le fait de tenir à mon message, le fait de s'accrocher sur des opinions que j'ai. Il y a beaucoup de décisions, autant au niveau personnel que professionnel, que j'ai prises depuis cette fameuse soirée-là où j'avais 15 ans à ce moment-là, qui ont été conditionnées, qui ont été influencées par les événements de cette soirée-là.
Mais je ne l'ai pas réalisé sur le coup, je l'ai réalisé plus tard. Mais quand je regarde derrière aujourd'hui, quand je regarde le chemin que j'ai parcouru aujourd'hui, je constate qu'avec le positivisme que j'ai inculqué, que j'ai insufflé au fur et à mesure que j'avançais dans le temps, je suis parvenu aujourd'hui à influencer aussi positivement un paquet de gens autour de moi.
Et à faire en sorte qu'un paquet de personnes puissent aussi penser que leur message est aussi important que le message des autres. Et qu'à leur tour, ils peuvent prendre ce message-là, puis l'amener à impacter positivement leur entourage à leur tour. Donc, Malgré toute la douleur que Daniel m'a inculquée ce soir-là, parce que oui, ça a été vraiment un moment très, très, très difficile ce soir-là.
Malgré toute la douleur qu'il m'a inculquée ce soir-là, précisément. Et ça a été des années à ce que, à chaque fois que je revoyais cet entraîneur-là, j'avais comme un sentiment de vouloir y sauter d'en face, littéralement, parce que je me rappelais. De ce moment-là. Je me rappelais de ça, même si je sais pertinemment que cet apprentissage-là m'a amené ailleurs aujourd'hui, m'a amené à croire en mon message.
Mais la façon de me le dire à ce moment-là, ça a été très, très, très difficile à assimiler. Mais une chose qui est sûre, ça fait des années que je n'ai pas revu Daniel. Mais si je le revoyais aujourd'hui, j'aurais juste envie de dire un gros merci. Un gros merci de Un gros merci de m'avoir fait aussi mal cette soirée-là, parce que sans le savoir, à ce moment-là, et on le sait parfois, on se dit « Ah, il n'y a rien qui arrive pour rien dans la vie », bien cette soirée-là, ça m'a fait prendre conscience, indirectement mais quand même, De l'importance de ma voix, de l'importance de tenir à mon opinion, à mon message.
Et ça m'a aussi fait prendre conscience que de rester positif dans la vie, ça allait me mener beaucoup plus loin que l'inverse. Que j'allais pouvoir avoir la chance d'appliquer ces qualités de leader-là en termes positifs dans le sport au sein d'une entreprise qui a incité au moment d'écrire les lignes que je te parle là, parce que oui, ce que je te dis présentement, ça a été écrit dans mon livre qui va être diffusé, qui va être publié dans quelques mois.
Donc, au moment d'écrire les lignes de cette histoire-là que je viens de te raconter, on a aidé. Plus de 2000 personnes. Donc, ces 2000 personnes-là ont respecté leur voix, ont pris leur voix, ont accepté de la mettre en avant, ont fait tout ce qu'il faut pour prendre leur message puis le pousser le plus loin possible, impacter leur entourage positivement.
Et tout ça, bien, à travers leur message, à travers leur opinion qu'ils mettent de l'avant. Donc, je pense que si je revoyais Daniel aujourd'hui, malgré tout ce qui peut avoir été très difficile à assimiler à ce moment-là et pendant des années, je lui dirais tout simplement merci. Je pense qu'en bout de ligne, mon père et Daniel avaient vraiment raison que finalement, j'allais être la personne qui était en mesure de gérer ce message-là de la façon qu'il m'a été transmis pour le faire passer.
À l'étape supérieure par la suite. Donc, cette fois-là, ce jour-là, ben, oui, ma voix m'a fait pleurer. Ma voix m'a amené dans des coins qui n'étaient pas toujours jolis. Parce que parfois, il y avait des images qui me passaient en tête de... J'étais littéralement... J'avais juste envie de tout arracher. Et ça a été comme ça pendant des années en repensant à cette fameuse soirée-là.
Mais clairement, comme tout athlète, quand on veut se relever après une chute, après un obstacle ou quelque chose, on a la chance de rebondir plus fort et c'est exactement ce qui s'est passé ce soir-là.
Conclusion et Appel à l'Action
Donc, Ce que je voulais te dire aujourd'hui, c'est de croire dans ton message. Je voulais te dire que tu n'es pas obligé d'attendre d'avoir un Daniel qui arrive dans ta vie pour démolir un peu ce que tu es en train de faire, pour prendre conscience de tout l'impact que tu peux créer avec ton message autour de toi.
Tu n'es pas obligé d'attendre ça. Le message que tu portes en toi tu as un message là présentement tu as un message qui est là t'animes un podcast tu as déjà un message qui boue en toi qui est là qui veut sortir tu veux animer un podcast tu as déjà un message qui est là et ce message là il doit être mis de l'avant tu dois identifier peut-être des leçons comme ça moi j'en ai eu j'en ai identifié une leçon qui m'a Qui a littéralement changé ma vie à ce moment-là, cette leçon-là, elle a fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Il y en a plein de leçons comme ça aussi dans ta vie, peut-être que tu peux identifier et qui pourraient venir servir ton message pour l'amener encore plus loin. Reste positif par rapport à ça et peu importe comment les gens vont réfléchir ou vont te faire un retour sur ce que toi tu as comme message, continue à agir avec détermination puis inspire les gens qui sont là autour de toi.
Il y a des gens qui n'attendent que ça à être inspiré par toi. Il y en a qui vont passer et qui vont essayer de te détruire par rapport à tout ça. Mais il y en a qui ont besoin d'inspiration, ils ont besoin que tu sois là avec tout le positif derrière et que ta voix fasse vraiment la différence. Parce que ce que j'ai envie de te dire en terminant aujourd'hui, c'est que ta voix, elle compte.
Ta voix, elle compte. La douleur à travers les différents moments que tu pourrais peut-être rencontrer qui ressemblent au moment où j'ai cette fameuse soirée-là que j'ai eue avec Daniel. Cette douleur-là, très souvent, malheureusement, parce qu'on s'en rend compte après, mais cette douleur-là, souvent, c'est le meilleur des professeurs.
C'est la meilleure façon d'apprendre. Mais encore faut-il être capable De prendre cette douleur-là ou de prendre ce message-là et de le transformer positivement, de continuer d'impacter les gens, de continuer notre chemin, de continuer d'avancer.
📍 Alors, aujourd'hui, je n'ai même pas envie de te dire si tu veux qu'on poursuive ensemble, travailler ensemble, etc. Je n'ai pas envie de te faire un appel à l'action qui va avec ça. Je pense que tu comprends déjà, si tu écoutes le podcast de façon régulière, tu comprends à quel point on met de l'accent sur le message.
On essaie de faire en sorte de t'inspirer à pousser ton message le plus loin possible. Si tu es curieux de pouvoir travailler avec nous, tu sais comment nous trouver. Si tu es curieux ou curieuse de découvrir ce livre-là, Parce qu'il va y avoir un livre qui va être publié dans quelques mois. Et dans ce livre-là, il y a, entre autres, l'histoire que je viens de te raconter, qui est racontée en long et en large dans ce livre-là, mais aussi plein d'autres histoires.
Plus jojo, plus joyeuse par rapport à comment on peut faire pour travailler, pour lancer un podcast, etc. On va lancer ça, on va publier ça dans quelques mois. Donc, si tu es intéressé par ça, Je vais te laisser un adresse où tu vas pouvoir juste t'inscrire sur la liste d'attente et on va pouvoir communiquer avec toi au moment où on va organiser un espèce de gros événement pour publier notre livre et pour faire comme une fête autour de ça.
Donc, tu seras invité en priorité parce que tu vas t'être inscrit sur cette liste-là. Alors, je t'invite à le faire au academiapodcast.com baroblique livre, tout simplement. academiapodcast.com baroblique livre. Si tu veux t'inscrire sur cette liste d'attente-là, Pour participer à notre super événement lorsqu'on va publier le livre dans quelques mois d'ici.
Donc voilà pour aujourd'hui. Je te l'avais dit que c'était pour être un peu différent de ce qu'on fait normalement comme épisode de podcast. J'espère que ça t'a plu. N'hésite pas à revenir vers moi sur les réseaux si jamais tu as vécu des histoires comme ça toi aussi. Des histoires qui t'ont amené peut-être à reculer sur ton message, des histoires qui t'ont fait mal par rapport à ça.
N'hésite pas à revenir vers moi. Je suis curieux de savoir ça. Tu peux me contacter sur les réseaux sociaux. Les liens sont dans les notes d'épisode. Sinon, je suis facile à trouver. M. Marco Bernard un peu partout. Donc, voilà. J'espère que ça t'a plu. On se parle la semaine prochaine. Ciao, ciao.